Littéralement: "tête de peuplier".
Expression utilisée en patois
haut-alpin pour designer un "idiot".
DECLIN DU MONDE INDUSTRIEL
Activité humaine - Richesses
Activité humaine - Richesses
Richesses

Besoins vitaux

L'exploitation des ressources naturelles satisfait aux besoins vitaux, avant toute chose, se nourrir, ensuite se protéger des intempéries et des animaux par le vêtement et le logis. Si l'exploitation est rudimentaire, les richesses produites le seront également et les besoins vitaux seront satisfaits avec le strict minimum.

Par contre, dés que l'exploitation se perfectionne, elle produit de l'excédent, ce qui génère le luxe et les services. La nourriture se diversifie, l'habit se charge de décoration et le logis s'embellit. C'est ainsi que les cours des rois, de façon identique en toute contrée, ont développé la cuisine, les parures et les palais.

Excédent

Dans les tribus primitives, la recherche de nourriture et la confection d'abri et de vêtements ne prenaient que quelques heures par jour. L'excédent était du temps.

Avec la sédentarisation, l'exploitation des ressources naturelles devient plus complexe, la production s'améliore et l'excédent permet de faire vivre une partie de la population dont le rôle social sera le service, il s'agit du secteur tertiaire.

Il ne peut y avoir, dans quelque organisation sociale que ce soit, de notion de service, que s'il y a de l'excédent à l'exploitation des ressources naturelles. Le tertiaire n'a d'existence que si le primaire et le secondaire produisent de l'excédent. Ceci peut paraître simple, il semble que ce soit difficile à accepter par l'opinion générale. Et pourtant, il faut bien que l'agriculteur produise de quoi nourrir pour beaucoup plus que sa famille afin de nourrir l'ensemble des acteurs du secteur tertiaire. Il en est de même pour toutes les activités.

Secteur tertiaire

C'est tout ce qui n'est pas lié à l'exploitation des ressources naturelles.

Dans une société primitive, il y aurait la santé, assurée par le Chaman ou Marabout, ensuite la sureté, assurée par le chef de tribu, la justice, assurée par le vieux sage, l'éducation, assurée par l'ensemble des adultes et les arts que tout le monde pratique. Pour ce qui est du social, les tribus primitives ne laissent personne sur le bord du chemin.

Dans notre société industrielle, les secteurs primaires et secondaires sont tellement efficaces qu'une petite partie de la population suffit à produire la nourriture et les biens de consommation pour la majorité du tertiaire. Le tertiaire est le même que pour les sociétés primitives mais en plus sophistiqué, avec de nombreux spécialistes dans chaque domaine y compris les arts où la population est simplement spectatrice.

On peut classer le tertiaire en deux groupes, le nécessaire à la vie de la collectivité (principalement urbaine), composé de la santé, l'éducation, la justice et la sureté, puis un deuxième groupe représente le superflu, les arts, le sport et le tourisme.

Le secteur tertiaire a aussi une particularité, c'est qu'une fois que le service est rendu, il n'en reste rien. Certes, on peut être en meilleure santé après qu'avant, on peut avoir gagné une querelle avec son voisin, mais il ne reste rien de palpable de tout cela.

Abondance

La grande différence entre les sociétés primitives et les sociétés industrielles réside dans la pyramide des secteurs d'activité.

Pour la société primitive, la pyramide est sur sa base, le secteur primaire, composé de la plus grande partie de la population. Au-dessus, se trouve le secteur secondaire, la transformation des produits exploités par le primaire, assurée par une plus petite partie de la population. Sur le haut, seuls quelques individus assurent les services et ont leurs besoins vitaux assurés par la majorité de la population.

Pour la société industrielle, la pyramide est sur la pointe, la base est constituée d'une minorité de la population assurant l'exploitation des ressources naturelles pour l'ensemble, puis au-dessus une plus grande part de la population assurant la transformation des ressources exploitées et enfin sur le dessus, la majorité constituant le secteur tertiaire.

On peut dire que l'on vit dans l'opulence. Aurait-on atteint l'abondance?




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