Littéralement: "tête de peuplier".
Expression utilisée en patois
haut-alpin pour designer un "idiot".
DECLIN DU MONDE INDUSTRIEL
Activité humaine - Pollution
Activité humaine - Pollution
Pollution

Définition

Comme l'explique très bien Nicholas Georgescu-Roegen, selon le deuxième principe de la thermodynamique, toute activité engendre une dégradation du système. En d'autres termes, si l'on définit la pollution comme la dégradation d'un système, toute activité engendre une pollution. L'impact écologique de ce point de vue est simple à calculer. Bien que l'argent n'ait pas d'existence réelle et ne correspond qu'à un certain niveau de confiance dans les échanges, on peut dire "dis-moi combien tu gagnes, je te dirai combien tu pollues". En effet, plus on a d'argent, plus on participe à l'activité humaine et plus on participe à la dégradation.

Mais qu'en est-il précisément de cette dégradation?

Il s'agit essentiellement de la matière dissipée par:

Pollution - Classification

Cette matière, dissipée ou en déchets, peut n'avoir aucun caractère nocif (une tasse cassée) et n'est pollution que par la dégradation du système, l'argile utilisé ne reviendra jamais à sa place. Par contre, si elle a un impact sur la santé de l'être humain ou sur l'équilibre d'un écosystème dont l'homme fait partie, elle devient réellement une pollution.

Sans provocation aucune, la marée noire n'est pas une pollution catastrophique. Bien sûr, la vie de milliers de gens aux alentours se trouve bouleversée et pour certains c'est une véritable catastrophe.

Seulement, si on s'éloigne de la zone et que l'on laisse la nature reprendre ses droits, l'homme ne craint rien pour sa survie et après une décennie il n'y paraît plus. Les molécules de synthèse lâchées dans la nature et les déchets radioactifs sont autrement plus dangereux et durables.

Le polluant médiatisé aujourd'hui est le CO2, il ne s'agit nullement d'un composé nocif pour l'homme.

Pollution à la production

C'est la principale des pollutions, pourtant on en parle moins dans les média, si ce n'est pour parler des fumées d'usines ou des rejets de l'élevage intensif dans les rivières. Les fumées d'usines furent l'une des principales préoccupation écologique dès les années 50. La pression fut telle que les industriels ont mis au point des système de récupération de particules et finissent par rejeter dans l'atmosphère des fumées moins sales. Cela n'a en rien supprimé la pollution mais l'a simplement cachée. Les particules déchets sont toujours là, concentrées dans une poubelle et non dissipées dans l'atmosphère, mais elles sont toujours là.

Drainages Miniers Acides

Comme tout processus industriel commence par les mines, la première pollution vient de là.

La mise à nu de la roche, lors d'opérations minières, modifie brusquement les conditions d'oxydation ou de réduction des minerais. Par apport d'air et d'eau, se forment des acides sulfuriques qui sont ensuite drainés par les eaux de ruissellement.

De ce fait, les eaux, en aval des mines, sont chargées en métaux lourds et suivant les concentrations atteintes, peuvent affecter les écosystèmes environnants.

Cette pollution est vieille comme l'âge des métaux.

Rejets industriels

C'est la pollution à la production, elle inclut la part de transport qui lui est liée.

Les rejets industriels sont de deux sortes, les émanations de particules:

Le risque principal est la dégradation de la santé de l'homme et l'impact possible sur son système de reproduction, par ingestion directe ou indirecte à travers une chaîne alimentaire.

L'autre risque est la dégradation de son environnement, faune et flore, la faune subissant les mêmes risques que l'homme et la flore subissant les retombées de particules en suspension dans l'air et la dégradation des micro-organismes constituants les sols.

Sans entrer dans la classification des produits polluants et des industries polluantes (ce qui nécessiterait une définition des critères et de leur mesure), on peut néanmoins lister les différentes pollutions industrielles comme suit, sans classement d'ordre de nuisance:

Produire un bien de consommation est polluant, on peut cacher les particules émises ou les stocker au lieu de les disséminer, aucune des solutions n'est satisfaisante.

La pollution industrielle n'existe que parce que l'on demande toujours plus de biens de consommation, toujours plus sophistiqués. La pollution est proportionnelle à la quantité et à la sophistication.

Agriculture

La course à la productivité a mené l'agriculture dans une course effrénée à l'utilisation d'engrais, insecticides, herbicides, fongicides.

L'agriculture est responsable d'une grande partie de la pollution industrielle et elle participe directement à la dissémination des polluants dans le sol puis dans l'eau.

La pollution des sols se traduit par un impact sur les minéraux de surface et sur les composés organiques. La conséquence est la désertification du sol.

Pollution à la consommation

Il s'agit principalement de:

La consommation est la cause unique de la pollution à la production.

Qui pollue?

Partant du constat ci-dessus, le véritable pollueur est celui qui consomme et non celui qui produit. Le consommateur est donc l'unique pollueur. Le premier responsable d'une marée noire est l'automobiliste qui en veut toujours plus pour toujours moins cher. Celui qui consomme des produits "made in China" est responsable de la pollution industrielle chinoise.

Une automobile moyenne pollue à peu près autant à la production qu'à la consommation. Plus le véhicule est sophistiqué et plus il pollue à la production. Une Toyota Prius pollue énormément à la production, (électronique, batteries) et le bilan global est plutôt négatif alors que la consommation de combustible fossile est légèrement inférieure. La voiture qui pollue le moins à la consommation est celle qui ne roule pas, celle qui pollue le moins au global est celle qui n'est pas fabriquée.

Le summum de la pollution pour rien fut atteint lors d'un match de football entre deux clubs Britanniques, à Moscou, il y avait 40 000 spectateurs Britanniques dans le stade.




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